Moisson exceptionnelle de sursauts radio stellaires dans les archives de LOFAR

Émission radio détectée autour de GJ 687 (haut), qui abrite une exoplanète comparée à une émission aurorale de Jupiter type Jupiter–Io (bas) : les similitudes entre les signatures temps–fréquence constitues l’un des premiers indices robustes d’interactions magnétiques étoile-exoplanète et d’aurores exoplanétaires.

Une équipe internationale menée par Cyril Tasse (Observatoire de Paris–PSL) et Philippe Zarka (CNRS / Observatoire de Paris–PSL) a développé RIMS (Spectroscopie Radio Interférométrique Multiplexée), une méthode qui permet d’exploiter des données radioastronomiques archivées pour suivre, seconde par seconde, l’activité radio de centaines à milliers d’étoiles observées simultanément. Selon l’équipe, sans cette approche, il aurait fallu l’équivalent de près de 180 ans d’observations ciblées pour atteindre un niveau de détection comparable.

Appliquée à plus de 1,4 an d’archives du radiotélescope européen LOFAR (relevé LoTSS), la méthode a permis de produire environ 200 000 spectres dynamiques (temps/fréquence) et de révéler de nouveaux sursauts radio émis par des étoiles naines. Certains signaux sont compatibles avec une interaction magnétique étoile–planète, analogue à celle qui génère des émissions aurorales dans le système Jupiter–Io, et pourraient constituer des indices d’aurores d’exoplanètes et de magnétosphères. L’article paraîtra dans Nature Astronomy le mardi 27 janvier 2026.

Article complet sur le site de l’Observatoire de Paris